Aller au contenu principal
Pizza napolitaine à la burrata crémeuse et au jambon cru, présentée par le pizzaïolo Le Due Sicilie
🧀Le journal de Le Due Sicilie

Différence burrata mozzarellaQuel fromage choisir sur une pizza napolitaine ?

On les confond sans cesse : la burrata et la mozzarella se ressemblent, mais tout les sépare une fois sur la pizza. Voici, expliqué par un pizzaïolo élu Meilleur Pizzaïolo de Paris 2019, comment bien choisir l'une ou l'autre.

🐃 Fior di latte & di bufala🥛 Stracciatella crémeuse🔥 Cuisson napolitaine
En bref

L'essentiel, avant de choisir

L'essentiel : la mozzarella et la burrata sont deux fromages frais italiens à pâte filée, cousins mais distincts. La mozzarella est pleine et homogène : elle fond et file, on la cuit au four. La burrata est une poche de mozzarella renfermant un cœur crémeux de stracciatella (crème + lambeaux de pâte filée) : fragile, on l'ajoute à cru après cuisson. Sur une pizza napolitaine, la mozzarella est la base indispensable ; la burrata, elle, se pose fraîche pour un supplément de crémeux. Elles ne se remplacent pas, elles se complètent.

Pizza margherita napolitaine à la mozzarella fondue et au basilic frais
Pizza margherita napolitaine à la mozzarella fondue et au basilic frais
Pizza margherita napolitaine à la mozzarella fondue et au basilic frais
Pizza margherita napolitaine à la mozzarella fondue et au basilic frais
Pizza margherita napolitaine à la mozzarella fondue et au basilic frais
Pizza margherita napolitaine à la mozzarella fondue et au basilic frais
Pizza margherita napolitaine à la mozzarella fondue et au basilic frais
Pizza margherita napolitaine à la mozzarella fondue et au basilic frais
La confusion la plus fréquente

Deux fromages cousins, une même origine laitière

Devant une carte, la question revient sans cesse : « Burrata ou mozzarella ? C'est pas la même chose ? » La réponse tient en une phrase : toute burrata contient de la mozzarella, mais toute mozzarella n'est pas de la burrata. Les deux appartiennent à la grande famille des pasta filata, ces fromages frais dont la pâte est chauffée puis étirée à la main jusqu'à devenir élastique et brillante. C'est ce geste de filage qui donne à la mozzarella son élasticité si caractéristique — et qui sert aussi de point de départ à la burrata.

La confusion est logique : mêmes boules blanches nageant dans leur petit-lait, même douceur lactée au premier abord. Pourtant, dès qu'on ouvre l'une et l'autre, la différence saute aux yeux. La mozzarella est pleine, ferme, homogène du centre à la surface. La burrata, elle, cache un secret : sous sa fine enveloppe se trouve un cœur coulant. Cette nuance de structure change tout : la façon de les fabriquer, de les conserver, de les cuire… et de les poser sur une pizza.

Comprendre cette distinction, c'est mieux choisir sa pizza. C'est aussi mieux apprécier ce qui fait une vraie napolitaine, où le fromage n'est jamais un simple nappage, mais un ingrédient choisi et posé au bon moment. Entrons dans le détail, fromage par fromage.

Mozzarella fondue sur une pizza napolitaine au jambon cru et basilic frais
La base de tout

Mozzarella : la reine de la napolitaine

Sans mozzarella, pas de vraie Margherita. C'est le fromage historique de Naples, celui qui fond, qui file et qui lie la sauce tomate à la pâte. Elle apporte le fondant, la douceur lactée et ces belles taches blanches qui contrastent avec le rouge de la tomate — le drapeau italien dans l'assiette.

Fior di latte ou di bufala ?

Deux grandes familles coexistent. La fior di latte, au lait de vache, est plus ferme et rend moins d'eau : c'est la valeur sûre du pizzaïolo, qui fond régulièrement sans détremper la pâte. La mozzarella di bufala, au lait de bufflonne, est plus parfumée, plus fondante et plus humide : on l'égoutte soigneusement et on la répartit en morceaux pour maîtriser son eau.

Une fabrication de patience

On caille le lait, on laisse la pâte acidifier, puis on la plonge dans une eau très chaude avant de l'étirer et de la filer à la main. On « coupe » ensuite des boules — mozzare signifie couper en italien, d'où le nom. Une mozzarella réussie est souple, brillante, et libère une goutte de lait quand on la tranche.

Pourquoi on la cuit au four

La mozzarella est faite pour la chaleur. Sous les 400 à 480 °C d'un four napolitain, elle fond en quelques dizaines de secondes, forme ce fil élastique qu'on étire à la première part, et développe de légères taches dorées. Sa structure pleine supporte la cuisson éclair : elle est chez elle dans le four.

Le fromage à cœur coulant

Burrata : la mozzarella à cœur crémeux

La burrata pousse la mozzarella un cran plus loin dans la gourmandise. Extérieurement, c'est une boule nouée en petit baluchon. Mais à l'intérieur se cache une farce onctueuse qui coule dès qu'on l'ouvre. C'est ce contraste entre une enveloppe élastique et un cœur fondant qui fait toute sa magie.

Fabrication et stracciatella

On part d'une feuille de mozzarella encore chaude et souple, qu'on façonne en poche. On la remplit ensuite de stracciatella : des lambeaux de pâte filée déchirés à la main (stracciare = déchirer) et noyés dans de la crème fraîche. On referme la poche en la nouant. Voilà d'où vient le cœur crémeux : il ne s'agit pas d'un hasard mais d'une farce ajoutée à l'intérieur du fromage.

Une spécialité des Pouilles

La burrata est née au début du XXᵉ siècle dans les Pouilles, le talon de la botte italienne, à Andria. À l'origine, c'était une façon astucieuse de ne rien perdre : on récupérait les chutes de pâte filée et la crème pour en garnir une poche. Un geste anti-gaspillage devenu l'un des fromages les plus recherchés d'Italie.

Texture et goût

En bouche, la burrata est plus riche : l'enveloppe garde l'élasticité de la mozzarella, mais la stracciatella apporte des notes beurrées, une rondeur presque crème fraîche. On la savoure fraîche, à peine tiédie, pour ne rien perdre de son crémeux.

Pizza napolitaine garnie de fromage crémeux, jambon cru et basilic, servie fraîche

Les 4 différences clés

Fabrication, texture, goût, prix : le comparatif express pour ne plus jamais les confondre.

CritèreMozzarellaBurrata
FabricationPâte filée pleine, coupée en boules homogènes.Poche de mozzarella garnie de stracciatella (crème + pâte filée).
TextureFerme, élastique, filante à la cuisson.Enveloppe souple, cœur coulant et crémeux.
GoûtLactée, douce, franche.Plus riche, beurrée, avec des notes de crème.
Prix & usageAbordable, produit du quotidien, se cuit au four.Plus artisanale et fragile, ajout d'exception, à cru.

En résumé : la mozzarella est le fromage de fond, présent sur presque toutes les pizzas ; la burrata est le supplément d'émotion, réservé aux recettes qui la mettent en valeur.

Pizza napolitaine aux fromages fondus sortant du four, dans sa boîte
Le geste qui change tout

Sur une pizza : cuite ou ajoutée à cru ?

C'est ici que tout se joue, et c'est la vraie clé de la différence burrata mozzarella. La mozzarella entre au four avec la pizza : elle a besoin de cette chaleur pour fondre, filer et gratiner. Sa structure pleine et son taux d'humidité maîtrisé lui permettent de supporter la cuisson éclair napolitaine sans se déliter.

La burrata, au contraire, se pose après cuisson, sur la pizza tout juste sortie du four. Pourquoi ? Parce que son cœur de stracciatella est fait de crème : passé à haute température, il rend son eau, se sépare et se dessèche. On perdrait exactement ce qu'on aime en elle — le coulant. Déposée à cru, elle tiédit doucement au contact de la pâte brûlante et fond juste ce qu'il faut.

Les erreurs à éviter :

  • Enfourner la burrata : elle rend son eau et détrempe la pâte.
  • La sortir du froid au dernier moment : sortie 15 minutes avant, elle est bien plus crémeuse.
  • Noyer la pizza sous la mozzarella : trop d'eau et le centre reste mou.

Envie de comprendre la cuisson qui rend ce geste possible ? Découvrez notre savoir-faire et la maîtrise du four napolitain.

Quelle pizza pour quel fromage ?

À chaque fromage sa recette de prédilection. Trois cas de figure pour bien choisir.

🍅

Margherita & mozzarella

Le grand classique. Tomate San Marzano, fior di latte, basilic, huile d'olive : la mozzarella fond au four et joue son rôle de liant. Sur une Margherita, elle est irremplaçable et se suffit à elle-même. Pour l'histoire de ce trio, lisez l'histoire de la Margherita.

🥛

Quand la burrata sublime

La burrata brille sur les pizzas sobres et les mariages généreux : base blanche, jambon cru, roquette, tomates cerises confites. Posée à cru au centre, elle apporte un cœur crémeux qui contraste avec le croustillant du bord. Un supplément d'émotion plus qu'un ingrédient de fond.

🧀

Les deux ensemble

Le meilleur des deux mondes : on cuit la pizza avec sa couche de mozzarella fondue, puis on couronne le tout d'une burrata fraîche à la sortie du four. Fondant cuit dessous, crémeux cru dessus : c'est le geste napolitain par excellence.

La question qui revient

Plus riche, plus calorique ? On démêle

Puisque la burrata contient de la crème dans son cœur, elle est logiquement plus riche en matière grasse qu'une mozzarella fior di latte. À poids égal, elle apporte donc un peu plus de calories. La mozzarella di bufala, plus grasse que la fior di latte, se situe quelque part entre les deux.

Faut-il pour autant s'en priver ? Pas du tout. Sur une pizza, la burrata reste un ajout ponctuel : une boule partagée, savourée pour sa texture et son crémeux bien plus que pour sa quantité. On ne recouvre pas une pizza entière de burrata comme on le ferait de mozzarella ; on en dépose une, généreuse mais unique, au centre.

L'essentiel, comme souvent en cuisine napolitaine, c'est l'équilibre : une pâte légère bien fermentée, une garniture sobre, un fromage choisi pour ce qu'il apporte vraiment. La gourmandise n'est pas l'excès.

Part de pizza napolitaine garnie de tomates cerises, mozzarella fondante et légumes
À goûter chez nous

Le geste napolitain, en vrai

Toute cette théorie prend vie dans une bouchée. Chez Le Due Sicilie, notre pizzaïolo napolitain cuit chaque pizza minute au four, puis dépose à la main notre supplément Burrata à la sortie : le cœur crémeux tiédit doucement au contact de la pâte brûlante, et le contraste opère. Plutôt que de trancher en théorie, venez comparer une Margherita à la mozzarella et la même sublimée d'une burrata fraîche.

Questions fréquentes

Tout ce qu'il faut savoir pour choisir entre burrata et mozzarella sur votre pizza.

Peut-on remplacer la mozzarella par de la burrata sur une pizza ?

Oui et non. Pour la couche de fromage qui fond au four et lie la garniture, la mozzarella reste indispensable : c'est elle qui file et qui gratine. La burrata, elle, ne remplace pas la mozzarella cuite, elle la complète. On la pose crue après cuisson, en supplément, pour apporter un cœur crémeux. Les deux jouent donc des rôles différents plutôt que de se substituer l'une à l'autre.

La burrata se cuit-elle au four ?

Non, et c'est même l'erreur la plus fréquente. Passée au four à haute température, la burrata rend son eau, sa stracciatella se dessèche et son cœur crémeux disparaît : on obtient une flaque grasse au lieu d'une boule fondante. Elle se dépose toujours à cru, sur la pizza tout juste sortie du four, quand la chaleur résiduelle suffit à la tiédir sans la casser.

D'où vient le cœur crémeux de la burrata ?

Le cœur de la burrata s'appelle la stracciatella : ce sont des lambeaux de pâte filée de mozzarella mélangés à de la crème fraîche. On enferme cette farce dans une fine poche de mozzarella nouée en baluchon. Quand on ouvre la burrata, la stracciatella s'écoule : voilà le fameux cœur coulant, absent de la mozzarella classique qui est pleine et homogène.

Laquelle est la plus calorique, la burrata ou la mozzarella ?

La burrata est plus riche, car son cœur contient de la crème. À poids égal, elle apporte davantage de matière grasse et de calories qu'une mozzarella fior di latte. La mozzarella di bufala se situe entre les deux. Sur une pizza, la burrata reste toutefois un ajout ponctuel et gourmand : une boule partagée, savourée pour sa texture plus que pour sa quantité.

Quelle mozzarella pour une vraie pizza napolitaine, fior di latte ou di bufala ?

Les deux sont traditionnelles. La fior di latte, au lait de vache, rend moins d'eau et fond de façon régulière : c'est la valeur sûre au quotidien. La mozzarella di bufala, au lait de bufflonne, est plus parfumée et plus fondante mais plus humide ; on l'égoutte et on la répartit en morceaux pour éviter de détremper la pâte. Le choix dépend de la recette et de la cuisson.

Comment conserver une burrata et une mozzarella ?

Ces deux fromages frais se conservent au réfrigérateur, dans leur petit-lait, et se consomment rapidement après ouverture. La burrata est encore plus fragile : elle se déguste idéalement dans les un à deux jours, à température ambiante une quinzaine de minutes avant de la servir pour révéler tout son crémeux. Une mozzarella supporte un peu mieux l'attente, mais reste meilleure très fraîche.

La burrata a-t-elle plus de goût que la mozzarella ?

Elle a surtout un goût différent. La mozzarella offre une saveur lactée douce et une élasticité franche. La burrata, grâce à la crème de sa stracciatella, développe des notes beurrées, plus rondes et plus riches en bouche. Ce n'est pas « meilleur » dans l'absolu : c'est une intensité crémeuse qui sublime certaines pizzas sobres, là où la mozzarella accompagne fidèlement toutes les autres.

Pour aller plus loin

Poursuivez la lecture avec le reste de l'univers Le Due Sicilie.

Pour découvrir toutes nos pizzas et voir en pratique la différence burrata mozzarella sur notre carte, rendez-vous sur notre menu.